Il a fallu que Rhyme Signatures mentionne Memorial dans sa rétrospective de mi-année pour que je me souvienne qu’Olhava, c’était plutôt cool et que ça serait bien de vérifier ce que vaut ce nouvel opus. Résumé: c’est plutôt cool.
Olhava est une formation russe, active depuis une dizaine d’année, un duo formé d’Andrey Novozhilov et Tim Yusupov. Ils proposent un black-metal atmosphérique proche de l’ambiante et du blackgaze.
Memorial est le septième album du projet et ce n’est pas un petit gabarit: septante-huit minutes, huit pistes pour moitié instrumentales (les « Ageless River »), pour l’autre moitié de longues compositions de sept, treize, quatorze et vingt minutes.
Difficile de dire si Olhava propose de l’ambiante teintée de black ou le contraire. Je dirais que la musique du groupe pose des grandes plages de musique atmosphérique et planante, sur laquelle se plaque batterie, basses, guitares et chant saturé – ce dernier étant sous-mixé, un peu comme si c’était un instrument ou un bruitage.
Et si je parle de bruitage, c’est parce que les quatre instrumentaux « Ageless River » (numérotés X à XIII) en ajoutent eux, comme des sons de pluie – particulièrement bienvenue par ces températures, d’ailleurs.
Niveau atmosphère, Olhava propose un album très impressionnant, très planant et avec des ambiances prenantes. Il a cependant un défaut: son format n’est à mon avis pas adapté à la musique. J’entends par là que les compositions sont complexes, peut-être trop pour n’écouter cet album que d’une oreille discrète. Il faut lui consacrer un minimum d’attention et vu sa taille, ce n’est pas évident.
J’avais découvert Ohlava il y a quelques années avec leur album Reborn et, si j’ai raté le suivant, je me rattrape sur cet excellent Memorial. Ce n’est pas un opus transcendant d’originalité, probablement pas au niveau « album de l’année », mais il est excellent et propose une heure vingt d’atmosphères très réussies, entre visions de la nature et ondes mystiques.
L’album est disponible sur Bandcamp.
Bonus: la non-vidéo de « When the Ashes Grow Cold »


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