Retour dans les terres dévastées de l’apocalypse nucléaire la plus décalée du moment, à savoir l’univers de Fallout, qui revient pour une deuxième saison. On y retrouve Lucy, la jeune et naïve habitante de l’Abri 33, accompagnée d’une goule et d’un chien. Ils ne rentrent pas dans un bar, mais dans beaucoup de monde.
La particularité de cette série, c’est de ne pas seulement se centrer sur les restes de civilisation post-nucléaire, mais également de revenir sur les événements qui ont abouti à l’échange nucléaire final. Et au fait que l’ennemi n’est peut-être pas celui que l’on croit.
Le lien entre les deux époques, c’est la goule. Qui, avant, était un célèbre acteur du nom de Cooper Howard, « visage » des campagnes de pub de Vault-Tec, créateur des abris anti-atomiques, mais pas seulement. Et qui met le pied dans la conspiration qui relie les grandes corporations américaines, jusqu’à poser la question: est-ce que ce ne serait pas elles qui ont lancé les bombes?
Pendant ce temps, Lucy continue sa quête pour retrouver son père et « le livrer à la justice » (je vous avais dit qu’elle est un peu naïve), lequel père se livre à des expériences pas très éthiques. Et du côté de Maximus et de la Confrérie de l’Acier, ça ne va pas mieux, avec des relations tendues entre les divers chapitres de l’organisation.
J’ai eu l’impression que cette deuxième saison de Fallout mettait nettement plus l’accent sur « l’avant ». Ce qui en soit n’est pas gênant, parce que cet aspect de l’histoire n’est pas moins intéressante et, en plus, que ça permet de s’imprégner de la direction artistique rétrofuturiste de la série (vue dans sa version « intacte »). Mais j’ai quand même eu l’impression que, sur la durée, ça rendait la narration un peu moins homogène.
Reste que Fallout est une série que je trouve plutôt réussie. Elle joue beaucoup sur une direction artistique décalée, le côté surréaliste du post-apocalyptique (avec les survivants qui reconstituent le « monde d’avant » sur la base de ruines vieilles de plusieurs décennies) et une histoire qui, somme toute, est quand même pas mal sérieuse.


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