Si vous êtes fan de post-rock (et assimilés), je ne peux que vous conseiller le blog de Totoromoon, blogueuse française spécialiste du genre. Ses chroniques sont souvent enthousiasmantes et c’est notamment grâce à l’une d’elles que j’ai découvert Aithaleia, le nouvel album de Echo Says Echo.

Quatuor parisien formé il y a une dizaine d’années, Echo Says Echo propose un post-rock instrumental plutôt axé sur les ambiances atmosphériques. Leur musique est plus aérienne et solaire que sombre.

Avec six pistes et un peu moins de trois quarts d’heure, Aithaleia (nom antique de l’Île d’Elbe), deuxième album du groupe, affiche un format plutôt classique. Les compositions s’échelonnent entre cinq et presque dix minutes.

Le post-rock, c’est souvent une affaire de gros mur de son et de montées en puissance. Pas tant chez Echo Says Echo: en guise de mur, on a plutôt une tapisserie sonore, dense, mais finement agencée, pleine de petits détails.

Le groupe a également une composante électro parfois marquée, avec notamment « Noisy Cave » et son intro limite math-rock. Et les amateurs de murs de son pourront se rabattre sur « The Landing ».

Fût un temps où j’écoutais beaucoup de post-rock et j’étais souvent frustré par le côté très similaire des compositions. Quand j’écoute Aithaleia, j’ai l’impression de revenir un peu à cette époque – mais comme j’écoute moins de post-rock, ça ne me dérange pas autant.

Tout ceci pour dire que Echo Says Echo livre ici un album plutôt classique (surtout par rapport à mes chouchous comme Bruit ≤ ou Maudits), mais aussi agréable et réalisé avec soin. Aithaleia est disponible sur Bandcamp.

Bonus: la vidéo de « Stuck in Eternity »

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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