Dans la série des… séries que j’avais quelque peu perdu de vue, j’ai découvert récemment le tome 5 de Guerres & Dragons chez mon fourgue habituel. Sachant que je n’avais pas lu les tomes 3 ni 4. Fort heureusement, ces deux derniers étaient en stock et, même si les histoires sont indépendantes les unes des autres, j’ai donc commencé par le troisième, intitulé Le Kongamato.

Surtout que celui-ci sort quelque peu des sentiers battus pour nous plonger dans un conflit oublié: la guerre civile angolaise. Et nous suivons donc Anica, jeune fille de treize ans enlevée par des révolutionnaires qui en font un enfant-soldat, terrorisée par le général Kassembe et son dragon. Mais ce dernier n’est pas le seul et Anica se rappelle d’une légende que racontait son grand-père: le Kongamato, un dragon défenseur de sa communauté.

Avertissement: ici, on est dans le dur. Si les deux précédents tomes jouaient sur le contraste entre la guerre moderne, mécanisée, et le côté primal des dragons, ici on est littéralement au ras du sol, dans une guerre dégueulasse vue par les yeux dune enfant qu’on oblige à tuer sans discuter. Et s’il y a bien deux dragons qui vont s’affronter, c’est surtout deux visions du monde: Kassembe et ses rêves de gloire contre Anica et son désir de paix.

L’équipe créatrice est ici toujours composée de Nicolas Jarry et David Courtois pour le scénario (sur un concept de Jean-Luc Istin), ce sont Francesca Follini, Paolo Antiga et Arif Prianto, du Studio Arancia, qui gèrent la partie visuelle.

Ce troisième tome confirme mon impression générale de qualité de la série Guerres & Dragons, malgré un concept initial qui ressemble à un gros délire adolescent. C’est nuancé et réalisé avec soin, donc hautement recommandable.

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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