Je dirais bien que ce qui m’a attiré en premier dans May the Bridges We Burn Light the Way, c’est le titre. Mais en vrai, j’aime bien ce que fais Omnium Gatherum. Cela dit, oui, ça a compté aussi.
Omnium Gatherum est une formation finlandaise de death-metal progressif, fondée il y a trente ans tout juste. Dans leur cas, ce style musical est accompagné d’une quantité impressionnante – certains dirons « pas raisonnable » – de claviers.
May the Bridges We Burn Light the Way est le dixième album du groupe. Il est plutôt court, avec une quarantaine de minutes, et il compte neuf pistes. Ce sont des compositions plutôt courtes, entre quatre et cinq minutes, sauf pour le morceau-titre, court instrumental qui ouvre l’opus, et « The Darkest City », qui tutoie les sept minutes.
J’aimerais revenir sur le titre, parce que je l’aime beaucoup. Principalement parce qu’il a un côté épique, mais aussi épique. Généralement, quand on « brûle les ponts » (en français, on dirait plutôt « couper les ponts »), c’est pour éviter tout retour en arrière. Or, là, les flammes sont aussi censées montrer le chemin.
Au reste, je soupçonne que c’est un concept-album. Si ce n’est pas le cas, c’est bien imité: le titre de l’album et des compositions, ainsi que la pochette, le logo du groupe sous la forme d’un graffiti sur un mur, dépeint une histoire de science-fiction dystopique.
Et le style musical d’Omnium Gatherum, que le groupe définit comme « Adult-Oriented Metal » et qui que je qualifierais personnellement de cybermélodeath, colle aussi très bien à cette ambiance. Ne serait-ce que parce que les compositions débordent de claviers planants. À noter aussi que, si les vocaux sont principalement en voix saturée, le guitariste Markus Vanhala apporte également quelques contrepoints en voix claire.
Ajoutez à cela une blinde d’énergie et une production solide et vous obtiendrez un album de très bonne tenue. May the Bridges We Burn Light the Way tombe pile dans le genre de mélodeath que j’apprécie particulièrement et Omnium Gatherum réalise ici une chouette galette, qui est disponible sur Bandcamp.
Bonus: la vidéo de « The Last Hero »


27/02/2026 at 12:07
Je suis en train de m’écorcher les oreilles avec. Je les vois mardi au Grillen. Je trouve leur base musicale très hard rock 80’s avec des guitares heavy. Et le growl pardessus, c’est assez étonnant, mais j’aime bien.