Une scientifique française, un pilote américain, une expérience scientifique qui foire et les voici les deux propulsés dans le passé. Après avoir atterri près des tranchées de la Première Guerre mondiale, les voici catapultés en 1944, « Le temps des Warbirds », sous-titre de ce troisième tome de la BD Les Ailes du Temps.
Les voyages temporels, c’est toujours un truc un chouïa dangereux. Dans le cas présent, je soupçonne que le scénario de Patrice Buendia et Frédéric Zumbiehl est surtout une excuse pour qu’Olivier Jolivet dessine plein d’avions plus ou moins historiques (genre, un Ta-183, qui n’a jamais volé).



Je médis: l’histoire des Ailes du Temps est plutôt solide, dans le genre « aventures rocambolesques ». Le duo traverse la France, entre zone libérée et zone occupée, est poursuivi par un méchant très méchant, il y a des combats aériens, des résistants.
L’histoire ajoute aussi des contraintes techniques plutôt bien vues (comment planquer un Super Hornet dans la France des années trente, plus le léger détail que le kérosène, ça se conserve assez mal). Ce qui est une bonne chose, parce que c’est un point qui m’avait démangé à la fin du tome 2.
L’avancée de la trame ouvre d’ailleurs quelques questions intéressantes sur la nature de l’incident qui a catapulté les héros dans le passé, vu que les deux fois, ils arrivent pas très loin de gens de leurs familles respectives. Là encore, j’attends de voir où ça va amener, mais les scénaristes semblent savoir où ils vont, ce qui est une bonne nouvelle.
Comme les précédents tomes, ce troisième tome des Ailes du Temps est le premier d’un diptyque, qui se termine – comme de bien entendu – sur un cliffhanger. Mais ça fait partie du contrat, je dirais, et j’attends la suite avec un certain intérêt.


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