Troisième et dernier tome pour Les Chimères de Vénus, série parallèle du Château des Étoiles se déroulant sur Vénus. Les deux amants, la chanteuse en fuite et le poète bagnard, se retrouvent enfin dans une improbable construction où même le Temps suit ses propres règles. Mais la guerre n’est pas loin…
En effet, Français et Anglais, qui se sont partagés la planète, veulent tous deux revendiquer cette « île magnétique », par la force si besoin. Mais la construction, qui aurait été construite par les Solariens, peuple prédécesseur aujourd’hui disparu, semble avoir sa volonté propre et les coups de feu tirés par les belligérants vont avoir plus d’une conséquence dramatique.
Par ailleurs, ce troisième tome fait la part belle à l’histoire d’Hélène et Aurélien, parmi les artistes parisiens avant que ne commence la course à l’éther et aux planètes. On y découvre un poète toujours aussi exalté, mais aussi une Hélène beaucoup plus « fleur de pavé » et qui s’élève au contact de son amant et, surtout, de la lecture.
Quelque part, au-delà du merveilleux-scientifique, Les Chimères de Vénus, est une ode à la poésie et à l’écriture, Plusieurs des personnages y trouvent un moyen d’échapper à leur condition. Je retrouve dans cet aspect de l’histoire la « patte » d’Alain Ayroles, qui nous avait déjà maintes fois régalé sur ce thème, dans d’autres séries.
Et si je ne suis toujours pas un grand amateur du trait d’Étienne Jung, je dois lui reconnaître une solidité certaine pour les décors et les véhicules. Il a aussi un sens du découpage très pointu.
Après avoir tourné la dernière page des Chimères de Vénus – qui se termine sur une scène de théâtre, bien sûr – j’avoue que j’ai plutôt bien aimé la série. Elle propose une ambiance différente du Château des Étoiles, mais qui renforcer la richesse de cet univers.


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