Nell est docteur en cartographie, comme sa mère et son père avant elle. Mais suite à la mort de ce dernier, elle hérite d’une vieille carte qui va la mettre sur la piste d’un secret et d’un groupe surnommé The Cartographers, qui donne son titre à ce roman de Peng Shepherd.
Bon, il faut déjà poser que Nell et son père n’étaient pas en très bons termes, suite à une engueulade au sujet de la vieille carte en question. Au point qu’elle avait été blackboulée de tous les postes sérieux de cartographes et qu’elle végète dans une maison d’édition qui crée des reproductions de cartes anciennes.
Et aussi que, si la mort de son père semble naturelle, il y a un certain nombre d’événements bizarres qui se déroulent autour de la New York Public Library où il travaillait. Bizarre, comme dans « cambriolages sans effraction » et « gens qui disparaissent des caméras de surveillance ».
Et toute cette histoire prend sa source plusieurs décennies plus tôt, au sein d’un groupe d’amis cartographes réunis pour un projet ambitieux et qui vont faire une découverte fantastique. Littéralement.
Découvert grâce au blog De l’autre côté des livres (mais j’ai l’impression confuse que Cory Doctorow en avait aussi parlé), The Cartographers est un roman fantastique à minima, qui ajoute un twist surnaturel à un particularisme états-unien: les phantom settlements, des localités qui apparaissent sur des cartes, mais qui n’existent pas – souvent utilisés pour piéger des copieurs. À ce sujet, la postface du roman vaut le détour, ajoutant un twist historique au twist romanesque.
J’ai de tout temps eu une fascination pour les cartes et ce genre de thématique – le côté rôliste, peut-être – et, du coup, j’ai beaucoup aimé The Cartographers. Il y a un petit côté thriller, avec la recherche de la fameuse carte et les homicides inexplicables dans la bibliothèque et le fantastique plutôt minimaliste, mais qui ajoute une impression d’étrangeté à l’ensemble.
Bref, très chouette bouquin, que j’ai d’ailleurs dévoré en quelques jours. Chaudement recommandé pour les amateurs de fantastique urbain et les amoureux de la géographie.


07/01/2026 at 14:54
Des petites fautes dans le deuxième paragraphe :
« Bon, il fait (faut)…
« Au pont (point)…
Bisouilles
07/01/2026 at 14:55
Merci, je corrige.