“Stellicides”, de Laurent Jardin

Si quelqu’un vous demande, c’est encore de la faute de Fred Bezies. Pour une fois, ce n’est pas du post-rock, mais un “roman rock”: Stellicides, de Laurent Jardin, que ce blogueur avait mentionné dans un de ses “En vrac mercurien“.

J’avoue: j’ai profité honteusement de cette offre gratuite et très temporaire pour télécharger l’eBook sur cette plateforme qui ne s’appelle pas Orenoque, mais pas loin. J’avoue aussi: j’ai eu un peu de mal.

Stellicides, c’est l’histoire d’un groupe: Galatay, jeune formation pop-rock féminine, originaire de Ville-la-Grand – autant dire en là par chez moi, vu que c’est tout à côté de Genève – qui connaît une première carrière météoritique avant que sa chanteuse ne participe à une émission de télé-réalité, puis qui renaît pas le hasard des réseaux sociaux.

C’est aussi l’histoire de relations orageuses entre les membres du groupe – surtout entre Maurane, la compositrice, et Sophie, l’ancienne chanteuse, mais ça déborde assez vite. Et c’est aussi l’histoire de “Stellicides”, une chanson un peu trop personnelle.

Alors bon, autant également avouer que je n’ai pas vraiment aimé Stellicides. Mais c’est de ma faute. Pour faire bref, je me suis auto-moubourré. Oui, encore.

Pour être plus précis, je suis rentré dans ce roman avec mon propre texte, Progressions, à l’esprit. Seulement, si le décor est en partie semblable – l’histoire d’un groupe de rock dans cette décennie – le propos est fermement ancré dans le réel. Pas d’extra-terrestres, pas de fantastique, pas de musique qui se lie à la magie pour changer le monde.

Stellicides est quelque part plus une histoire de jeunes femmes – surtout; les hommes y sont rares – qui vivent avec leurs soucis, leurs amours, leurs doutes et leur putain de musique. De ce point de vue, ouais, ça me parle. Toute la partie autour du Bataclan, aussi.

Il y aurait des choses à dire sur la forme, qui est parfois confuse. L’auteur se définit lui-même comme écrivant des romans avec trop de personnages; il y a de ça, mais je dirais que ça ne serait pas tant un problème si on restait avec un ou deux points de vue. Et aussi si les personnages avaient des noms un chouïa plus distincts et n’en changeaient pas de temps à autre.

Et puis s’il parlait un peu plus de rock et moins de références pop-variétoche française que je hais avec l’intensité d’un millier de soleil, ça serait encore mieux.

Mais si j’excepte le malentendu initial et ces petits problèmes, Stellicides est objectivement un roman plaisant. En l’état, si vous voulez plonger dans le quotidien de musiciens qui tentent de se faire un nom en France aujourd’hui, c’est bien sympa.

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