Ce troisième et dernier tome de Outlaws, spin-off de la série Orbital, est intitulé Prémisses. Ce qui est un peu paradoxal, mais pas très étonnant si on comprend qu’il pose les raisons pour laquelle Kristina est devenue la criminelle que son frère finira par recroiser.

Ladite Kristina, toujours accompagnée de Zachary, a monté un nouveau gang spécialisé dans le vol de véhicules de luxe, sur un monde gelé. Alors qu’ils préparent un gros coup, la situation commence à dégénérer, avec un adjoint qui devient de plus ambitieux et violent, un gang adverse qui veut se venger d’eux et, pour ne rien arranger, les forces de l’ordre qui veulent régler le problème de façon définitive.

C’est toujours Sylvain Runberg qui gère le scénario, avec Eric Chabbert aux pinceaux. Comme dans les tomes précédents, on retrouve l’action et le côté criminel ultra-violent: ça défouraille à tout va et il y a un paquet de monde qui va finir sur le carreau. Ou dans la neige.

Et aussi, malheureusement, je retrouve dans Outlaws le côté un peu cheapos de l’univers que j’avais déjà mentionné dans ma précédente chronique. Quelque part, ça ressemble beaucoup à de la science-fiction des années héroïques, où les peuples extra-terrestres ne sont guère plus que des humains avec des protubérances en latex. Y compris au niveau culturel et social.

Alors certes, ce n’est pas la seule série de BD qui souffre de ce genre de défaut, mais c’est peut-être celle dans laquelle je l’ai ressenti le plus fort. Ce qui est un peu dommage, d’autant que j’avais l’impression que ce n’était pas un problème aussi marqué dans la série originale – Orbital, donc. Au passage, je note que cette dernière série vient de se lancer dans un nouveau cycle; il faudra que je m’y intéresse.

Quant à Outlaws, cette conclusion ne parvient pas vraiment à effacer l’’impression que j’avais sur la base des deux premiers tomes. Elle apporte des éléments intéressants au contexte, mais elle se complaît aussi dans un classicisme dépassé et, surtout, elle repose sur un personnage principal très antipathique.

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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