Jeu de rôle et identité: l’exemple de Monsterhearts

Hier, je suis tombé sur un article du quotidien britannique The Guardian qui parlait de jeu de rôle : Monsterhearts: ‘A lot of queer youth are made to feel monstrous by people around them’.

L’article (en anglais), parle déjà de jeux de rôle, ce qui n’est pas courant dans un quotidien à grande circulation. En plus, il ne parle pas de D&D, mais de jeux moins courants, comme Fiasco ou Monsterhearts. Qui plus est, il le fait sous l’angle de la recherche d’identité.

L’auteure de Monsterhearts, Avery Alder, est elle-même transgenre et elle explique qu’elle a grandi dans un milieu particulièrement hostile, où elle devait constamment cacher à ses pairs sa véritable identité Du coup, elle a fait un parallèle, dans son jeu, avec des adolescents qui sont en secret des créatures “monstrueuses” – vampires, fantômes, loups-garous, etc – et qui doivent à la fois gérer leur adolescence et leur côté obscur.

Ce qui est assez amusant, c’est que c’est aussi un des aspects de Freaks’ Squeele, même si le jeu va plus mettre l’accent sur l’aspect super-héros et pouvoirs débiles – et puis les personnages sont censés être de jeunes adultes plutôt que des ados, ce qui change pas mal les choses.

Pour avoir lu Monsterhearts, je peux dire que j’ai été bluffé par sa mécanique “propulsée par l’Apocalypse”. Il y a des idées excellentes pour justement mettre en lumière, par des mécaniques adaptées, des histoires façon teenage werewolf, entre Twilight et Buffy, mais avec encore plus de tragédies adolescentes.

J’ai tendance à dire que c’est un des meilleurs jeux auquel je n’ai pas envie de jouer, tant les histoires avec des ados (et des vampires) m’exaspèrent. Sauf si c’est Parker Lewis.

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9 réflexions au sujet de “Jeu de rôle et identité: l’exemple de Monsterhearts”

      • La question n’est pas une question de lien, mais une question de respect de l’identité de la personne.
        Dans la francophonie, on utilise toujours le terme transgenre pour désigner une personne trans. La seule exception acceptée est quand la personne elle-même se désigne comme transexuelle, mais c’est très rare et je ne pense pas que vous lui avait posé la question.
        Dans le texte, elle se désigne elle-même comme “trans woman”, la traduction adaptée est donc “femme transgenre”.

        Source : 2 ans de militantisme dans des associations trans.

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  1. Le terme transsexuelle fait chier les gens qui cela fait chier, le terme est valide et synonime de transgenre, le mot est usité et reconnu int4ernationalement, employé par la communauté transgenre elle-même. Les quelques intégristes va-en-guerre contre ce terme sont les mêmes qui viendront t’expliquer que tu ne sais pas (et n’aurait donc pas le droit de les employer) quand et au sujet de qui s’appliquent les termes homo, gay ou encore transgenre.
    Bref, le mot transsexuelle est académiquement totalement valide et ce jusqu’à preuve du contraire et de son changement dans les dictionnaires et documents internationaux. Fin des faits. Et quand au débat, il est sans intéret.
    Ha oui.. la source deux ans de militantisme trans n’a aucun sens, parce que dans ce cas là, je sors mes 15 ans de militantisme LGBT et j’ai gagné à qui a la plus grosse :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Transsexualisme

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  2. ça fait plaisir de voir des gens parler de ce jeux qui est effectivement très bien même si j’attend de voire si la version 2 va réparer quelques faiblesse de système. C’était une expérience intéressante de PVP qui n’en était pas vraiment où les émotions et les “t’es plus mon copain” ont autant de pouvoir sinon plus que de véritables coups et ça ne m’arrive pas souvent autour d’une table de JDR.

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