En visite à New York pour l’Exposition internationale de 1964, Blake et Mortimer se retrouvent miniaturisés et pris au piège par leurs pires ennemis. La Double Exposition est un roman illustré atypique qui raconte leur mésaventure.
Si vous ne l’aviez pas noté auparavant, Blake et Mortimer, c’est une série pour laquelle j’ai une tendresse coupable, tout en étant conscient de ses défauts; c’est un peu l’équivalent en BD du rétro-prog…
La Double Exposition est une aventure déclinée sous un aspect peu courant: plutôt qu’une bande dessinée, c’est une histoire illustrée de 72 pages au format horizontal 25 x 20 cm – là encore, très rétro.
Les illustrations de Laurent Durieux, très réussies, sont au service d’une histoire signée Sonja Shillito et James Huth. Histoire dans laquelle les deux héros sont miniaturisés, projetés dans la maquette du Futurama et confrontés à trois de leurs adversaires les plus coriaces: les professeurs Septimus, Miloch et Voronov, assistés par une armée de « Guinea Pigs », des clones d’Olrik sous le contrôle de Septimus.
Difficile de trop parler de l’intrigue sans dévoiler ce qui en faut le charme, mais disons que les auteurs ont trouvé une astuce plutôt tordue pour que tout cela soit cohérent au sein du « Jacobsverse », malgré les outrances du scénario. Parce que le bazar est quand même sacrément iconoclaste, dans le fond.
Et puis il y a également une mise en abîme, avec cette maquette du Futurama, située dans le pavillon General Motors et censée figurer la ville de l’avenir… en 1964.
J’ai bien aimé La Double Exposition, mais je dois dire que je suis plutôt client de ce genre de délire, y compris les clin d’œils aux autres aventures du duo (même quand il est solo). L’objet est cependant assez particulier, dans la forme et dans le fond, et ne plaira sans doute pas à tout le monde.


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