De l’horreur, des dinosaures, du film noir, du soap opera, un conte de fées et… des marionnettes: la routine pour l’équipage de l’Entreprise dans cette quatrième saison de Star Trek: Strange New Worlds.
Le concept de base de Strange New Worlds, c’est de réactualiser la série originale, celle des années 1960, en la replaçant dans l’Enterprise, mais dix ans avant que Kirk n’en devienne le capitaine. On y trouve donc un certain nombre des personnages, comme Kirk lui-même (et son frère), Uhura, Scotty et Spock, mais aussi M’Benga et l’infirmière Chapel, qui avaient des rôles très secondaires à l’époque.
Le cœur de la série, ça semble surtout être l’évolution des personnages et de leurs relations. Particulièrement Uhura qui, cette saison, a droit à de nombreux passages sous les projecteurs.
En général, si Star Trek est une série plutôt sérieuse, cette saison a l’air d’avoir reçu un tabassage en règle à coups de silly stick. Il y a beaucoup d’épisodes qui tombent dans le pur délire. Moi, ça ne me dérange pas trop, mais je soupçonne que certains – qui prennent sans doute Star Trek beaucoup trop au sérieux – vont être moins à l’aise.
Ceci dit, même si j’ai globalement bien aimé les dix épisodes de cette nouvelle saison, j’ai trouvé qu’il manquait peut-être des enjeux un peu plus élevés. C’est somme toute assez léger – encore qu’il y a quelques éléments assez mordants, comme un épisode horrifique plutôt brutal et un nombre suspect de mains mutilées (trois en tout). Même l’épisode soap opera se conclut sur un questionnement psychologique lourd.
Après, j’ai tendance à voir l’univers Star Trek en général comme étant un peu de la « science-fiction pour enfants sages » – encore que les séries récentes abordent des thèmes un peu plus velus qu’auparavant. Je suis loin d’être un trekkie endurci, donc que Strange New Worlds soit « juste » plaisant, ça me conviendrait tout à fait. En l’état, je pense qu’elle est un peu plus que cela, mais cette quatrième saison est peut-être la moins convaincante, pour le coup, malgré quelques très bons moments.
Bonus: la bande-annonce


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