Après un premier contact avec une civilisation extra-terrestre très avancée, la Terre vit en paix et essaye d’intégrer le grand maillage intergalactique. Dans ce contexte, Lapinot et Richard vont accompagner une artiste sur une planète lointaine dans sa quête pour l’Art total.
Le problème, c’est qu’avec plusieurs milliards de civilisations ayant vécu des milliers d’années, l’originalité n’existe pas vraiment: tout a déjà été fait. L’autre problème, certes un peu secondaire, c’est que choisir Richard comme ambassadeur de la Terre n’est peut-être pas l’idée du siècle.
J’ai un peu l’impression qu’avec Lapinot, Lewis Trondheim poursuit un travail de démontage – ou plutôt de subversion – des clichés. Dans Art total, c’est la science-fiction qui y passe et, somme toute, c’est assez bluffant. Peut-être aussi parce que le trait a un côté « Blake et Mortimer pour enfants », à la fois naïf et suranné, qui contraste avec la profondeur du propos.
Autant j’avais été extrêmement réservé à la lecture du Chapeau maudit, la précédente aventure de Lapinot, autant ce dix-huitième tome est franchement impressionnant, avec notamment un retournement final que je n’avais pas vu venir.
Cette chronique est volontairement un peu brève, parce qu’il est difficile de parler d’Art total sans en révéler des points importants, qui gâcherait, à mon avis, le plaisir de la lecture. Je ne peux que dire ceci: lisez cette BD, elle est bien! Et si vous connaissez l’univers de Tigres Volants / Erdorin:2300, je rajouterais ceci: Art siyansk.


25/09/2026 at 17:23
Art siyansk est un argument parfait, et effrayant.