Ce disque a une histoire. Ou une malédiction, c’est selon. Evil, de Time Machine, est un CD que j’ai récupéré dans le bac à soldes de La Citadelle. Et, quand j’ai voulu le numériser, je me suis aperçu que je l’avais déjà. Et depuis, j’ai essayé de refiler le CD à un habitué de Radio-Erdorin, sans succès. Du coup, je me dis que si j’en parle, ça va peut-être inciter les gens à le récupérer. Parce que – spolier – il est plutôt pas mal.

Time Machine est une formation italienne, originaire de la région de Milan, fondée au début des années 1990. Elle s’est donc lancée tôt dans le metal progressif, plus précisément dans un style que l’on appellera plus tard « power-prog-metal » – mais, ici plus prog que power (voire que metal). On y trouvera quelques passages symphoniques et aussi une voix féminine (Melody Castellari).

Evil est le troisième album studio du groupe, sorti en 2001. Il compte dix pistes et dure un poil moins de trois quarts d’heure. Les compositions durent entre quatre et sept minutes, mais avec trois « virgules » instrumentales entre trente secondes et deux minutes.

On a parfois des surprises, mais je n’irai pas jusqu’à dire que Time Machine est un joyau caché qui attendrait que l’on le redécouvre. Il y a vingt-cinq ans, ça devait être un groupe très honnête, sans forcément être renversant, mais avec le recul, ça perd un peu d’intérêt.

Ce n’est pas non plus sans intérêt, entendons-nous bien. Evil est le troisième album du groupe, qui a également aussi sorti une palanquée d’EP et de sports; c’est donc une formation aguerrie qui nous propose ici leur musique et ça se sent. Les compositions sont maîtrisées et ont souvent un côté épique (« Army of the Dead », « Evil Lies », « Angel of Dearh » ou « Hailing Souls ») et même quelques passages très prog (« Ecclesia Spiritualis »), les musiciens ont du niveau; c’est solide.

Le défaut est plus à chercher du côté des sonorités, qui sont un peu datées (surtout les parties symphoniques qui sonnent beaucoup plus synthétiques). De plus, la production n’est pas la plus flamboyante non plus. Ce qui est dommage, parce que ça aurait pu donner une autre dimension à certains des titres.

En conclusion, Evil est un assez bon exemple du genre de productions que l’on pouvait écouter au début du millénaire en dehors des grands noms du genre. Time Machine n’a pas à rougir d’un tel album; le groupe a d’ailleurs qui a été actif jusqu’autour de 2013, avec un quatrième et dernier album paru en 2004.

Et, du coup, vous pouvez donc gagner le CD de Evil: mentionnez-le en commentaire et je referai un tirage au sort lors du débriefing de l’épisode de juillet (début août, donc).

Bonus: l’album sur YouTube sur un compte qui a presque l’air officiel

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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