Dans la série « je découvre des trucs après tout le monde », aujourd’hui King Gizzard and the Lizard Wizard. Et, comme ce groupe a une discographie pléthorique, j’ai choisi leur dernier album en date, Phantom Island. Je n’aurais peut-être pas dû.

Fondé en 2010 du côté de Melbourne, en Australie, King Gizzard and the Lizard Wizard se présente à l’heure actuelle sous la forme d’un sextet. Et si le groupe est souvent classé dans le rock psychédélique, c’est plus compliqué que ça. Beaucoup plus compliqué que ça.

Déjà, pour poser les choses, Phantom Island est le vingt-septième album studio du groupe. En seize ans. Oui, vous avez bien lu. Il compte dix pistes entre trois et cinq minutes, pour une durée totale d’un peu plus de trois quarts d’heure.

Vous l’aurez compris en introduisant: j’ai eu du mal avec cet album. Principalement parce qu’il joue dans un style qui rappelle un peu le rock des années soixante et… disons que ce n’est pas ma décennie préférée. Pour tout vous dire, j’en ai fait une première écoute fin février et je ne l’ai plus touché pendant un mois.

Il faut dire aussi que King Gizzard and the Lizard Wizard est connu pour changer de style quasiment à chaque album. Et, du coup, j’ai l’impression que je suis mal tombé.

Cela dit, en insistant un peu, je me suis pris à apprécier Phantom Island. OK, pas au point de le mettre sur un piédestal, mais derrière son côté rétro qui pique, il y a une réelle originalité dans des compositions renforcées par des éléments orchestraux symphoniques.

Et, très franchement, c’est difficile de ne pas se laisser embarquer par un côté positif et lumineux de cette musique, venue d’une époque où tout paraissait plus simple (spoiler: ce n’était pas le cas). Comme, par exemple, sur « Panpsych ». Même la pochette donne la banane.

Je suis quand même un peu emprunté pour vous recommander Phantom Island. Il faut se laisser embarquer dans la douce folie du groupe et ne pas être allergique aux sonorités des sixties. Pour ma part, je vais continuer à jeter une oreille sur la discographie de King Gizzard and the Lizard Wizard; j’ai l’impression que, sur la quantité, je vais bien finir par trouver sur un truc qui me parle.

Phantom Island est disponible sur Bandcamp.

Bonus: la vidéo de « Grow Wings and Fly »

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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