Il semblerait que, consciemment ou non, j’ai créé une tradition des « concerts d’anniversaire » : des événements qui tombent sur la date de mon anniversaire ou pas loin. Dans le cas de celui-ci, avec Kassogtha et Adelon à l’Undertown de Meyrin, c’était la veille et c’était bien cool.

À l’origine, il y aurait dû avoir Hippotraktor, qui ont malheureusement dû décommander la date. Mais il y avait aussi Kassogtha, groupe que je suis depuis ses débuts, ou peu s’en faut, et dont j’avais raté la soirée de vernissage en octobre.

Et donc, en route pour L’Undertown de Meyrin, après un crochet à la Taverne Hors du Temps pour dire coucou aux copains de La Horde, qui y organisaient une mini-convention de jeu de rôle. Une petite journée à 40 km de vélo, y compris le retour. Tranquille.

Je vous ai déjà maintes fois parlé de l’Undertown, petite salle en sous-sol sise à Meyrin, dans la banlieue de Genève. Elle a une jauge autour de 300 places et, dans le cas présent, c’est l’association Octopode – qui autrefois organisait le festival du même nom – qui est à la manœuvre.

Les portes ouvrent à 21 h, je prépare mon matériel photo et je m’aperçois que j’ai oublié la lanière de la caméra et la pochette pour le deuxième objectif. Il commence bien, ce premier concert de l’année!

Adelon à l'Undertown
Adelon à l’Undertown, le 7 février 2026. Photo: Stéphane Gallay, sous licence Creative Commons (CC-BY)

Pas trop le temps de pester sur mon imprévoyance: il est 21 h 45 et Adelon monte sur scène pour une prestation de presque une heure. Il s’agit d’un jeune groupe originaire de Lausanne, quatre musiciens qui opèrent dans un registre plus proche du tech-death que du death-prog.

Vous me connaissez: j’ai tendance à aimer mon death-metal avec beaucoup de mélodie. Ici, ce n’est pas trop le cas. La musique d’Adelon, c’est très technique, très brutal, avec de la voix saturée qui oscille entre le growl classique et quelque chose de plus guttural que je rapprocherais du deathcore.

Mais le groupe m’a quand même pas mal impressionné par son énergie débordante et des démonstrations de virtuosité, notamment du guitariste et du batteur.

Kassogtha à l'Undertown
Kassogtha à l’Undertown, le 7 février 2026. Photo: Stéphane Gallay, sous licence Creative Commons (CC-BY)

Kassogtha arrive à 22 h 15 et joue aussi une heure. La dernière fois que j’avais vu le groupe, c’était avec Samael, il y a trois ans tout pile, ou presse (à une semaine près). Depuis, les Genevois ont fait plusieurs tournées internationales et ça se sent: sur scène, c’est carré et maîtrisé, limite chorégraphié.

Musicalement, Kassogtha est plus dans un style de death-metal progressif « classique », plus proche de mes goûts aussi. Stephany Hugnin, la chanteuse, alterne le chant clair et saturé, pendant que les deux guitaristes et le bassiste virevoltent. Derrière ses fûts, Dylan Watson, « monsieur Chaussettes Blanches », est fidèle à lui-même, tout sourire (notez que, sur les photos du groupe, c’est le seul qui ne tire pas la gueule).

Le groupe va jouer pour moitié des morceaux de leur précédent album, rEvolve, et du nouveau. Je suis un peu déçu d’apprendre qu’il n’est pas encore sorti; c’est visiblement une situation qui frustre aussi passablement les musiciens, d’ailleurs. Mais ça ne va pas gâcher leur soirée, ni la nôtre. Au reste, le public était très présent ce soir et même très actif. Je ne pensais pas que je verrai ça un jour, mais on a même eu droit à un circle-pit dans l’Undertown. respect.

Public bien chaud, donc, y compris pour Adelon. Son correct – même si, pour être franc, je n’ai pas entendu grand-chose, vu que j’étais le plus souvent au premier rang en train de shooter – et éclairage un peu trop stroboscopique sur Kassogtha (mais ça, c’est mon problème, pas celui de l’éclairagiste). Bref, ce fut un bon concert, même si c’est dans des styles musicaux dont je ne suis pas superfan.

Fin du concert vers 23 h 30, ce qui est carrément raisonnable. Il ne me reste plus qu’à passer au merch, récupérer un t-shirt et le dernier album (en date) de Kassogtha, puis reprendre mon fidèle destrier direction mes pénates. Quand j’arrive chez moi, j’ai une année de plus. Bon anniversaire, moi!

La vidéo de ce présent live-report est disponible sur YouTube et Peertube. Les photos arrivent bientôt.

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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