Barren Earth: Curse of the Red River

Je n’aurais sans doute jamais jeté ne serait-ce qu’une oreille sur Curse of the Red River, premier album des Finlandais de Barren Earth, si le groupe ne m’avait pas été recommandé par un des chroniqueurs du site Progressive Area. N’ayons pas peur des mots (ni des sons): Barren Earth fait certes dans le death-métal, mais du death-métal progressif, mesdames et messieurs!

Eh oui, on n’arrête pas le progrès et encore moins le progressif, qui va désormais se nicher dans les genres musicaux les plus abscons et les plus antinomiques. Ainsi Barren Earth oppose-t-il aux vocaux growlés et aux grosses guitares qui poncent des éléments acoustiques, des synthés aériens et des compositions complexes. C’est ainsi qu’on arrive à des morceaux comme “Our Twilight”, qui s’ouvre sur des hurlements de sauvages, avant de partir vers des nappes de claviers et des voix éthérées, avant de revenir au métal, et ainsi de suite.

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L’origine des légendes: le Père Noël

Vous vous demandez sans doute, surtout en cette saison, d’où vient le Père Noël. La réponse facile est “de Laponie”. Certes, mais savez-vous seulement les efforts nécessaires pour obtenir un vrai Père Noël?

La réponse tient en deux films, réalisés par les Finlandais de Rare Exports. Je précise qu’il s’agit de Finlandais, parce que j’ai de plus en plus l’impression que la Finlande est, culturellement, une variante européenne du Japon en ce qui concerne la production de trucs barrés de la tête. À la différence près que les Finlandais sont beaucoup plus doués que les Japonais pour le métal…

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Amberian Dawn: The Clouds of Northland Thunder

À l’écoute du nouvel (= deuxième) album d’Amberian Dawn, intitulé The Clouds of Northland Thunder, je me dis que 1999 est de retour et qu’il n’est pas content. J’entends par là que la musique de ce groupe finlandais de métal à chanteuse ressemble beaucoup à ce que faisait un autre groupe finlandais de métal à chanteuse, précurseur du genre et qui rime avec “Rightwish”, il y a dix ans de cela.

Pour moi, ce n’est pas une très bonne nouvelle. D’une part, parce que si j’achète un album de l’année, ce n’est en général pas pour écouter un truc qui aurait pu être fait il y a dix ans (il y a des exceptions) et, d’autre part, parce que je considère que le métal à chanteuse fin XXe siècle n’est pas ce qui se faisait de plus intéressant musicalement, hormis l’aspect de la nouveauté.

Avec Amberian Dawn, ce qui me dérange le plus, ce n’est pas tant le côté “chanteuse” que le côté “métal”. Heidi Parviainen est une soprano de talent et ses acolytes sont loin d’être de mauvais musiciens, mais musicalement, on a droit à un alignement de poncifs du power-métal avec,  ça et là, une touche d’originalité dont on peut craindre qu’elle est plus statistique que voulue.

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Sonata Arctica: The Days of Grays

Attention! The Days of Grays, le dernier album de Sonata Arctica, contient un piège – plein de pièges, même! Le premier, et pas des moindres, est que les Finlandais fous concrétisent avec cet album un sérieux virage vers le métal symphonique, déjà quelque peu entammé par le précédent opus, Unia.

Dans les faits, ça veut dire que si on n’est pas prévenu et qu’on s’attend au style power-métal habituel du groupe (ou, à la limite. à un virage vers le prog-métal, là encore commencé précédemment), ça surprend. J’avoue: j’ai été surpris. Au début, pas en bien, d’ailleurs: il m’a fallu un moment pour me faire à cette nouvelle approche musicale, avec moins de cavalcades guitaristiques et plus d’emphase – BEAUCOUP plus d’emphase! C’était le deuxième piège.

Le troisième est que, contrairement à ce que j’avais cru glaner de quelques indices (notamment les titres de morceaux, qui répètent souvent le mot “gray” et font en plus allusion aux X-Files et ses “petits gris“), The Days of Grays n’est pas un concept-album. Ce qui est impressionnant, parce que musicalement, j’ai connu des concept-albums beaucoup moins cohérents que ça (n’est-ce pas, Abacab?).

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Retour de Scandinavie

Bon, techniquement, la Finlande ne fait pas vraiment partie de la Scandinavie, mais on va faire comme si.

Je suis donc rentré hier soir, au terme d’un voyage qui a tourné à la course à Munich (trente minutes pour changer d’avion), aux montagnes russes entre Munich et Genève et à la Bérézina à Genève (pas de bagage, rapport aux trente minutes pour changer d’avion à Munich). Autant dire que je suis un peu éteint.

J’ai bien aimé le voyage en ferry entre Helsinki et Stockholm (et retour); même si le temps était froid, on a eu droit à une mer d’huile, ce qui fait qu’on n’a pas été secoué. Ce qui est heureux: je n’aime pas les voyages en essoreuse; à vrai dire, j’ai connu des wagons CFF qui remuent plus que ça – à l’arrêt. Bon, ça c’est valable la plupart du temps, mais quand le navire manoœuvre, c’est nettement plus bruyant. Comme le ferry fait une pause au milieu de la nuit dans les îles Åland, ça m’a réveillé à quatre heures du matin.

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Stratovarius: Polaris

Je me souviens que le premier album de Stratovarius que j’ai acheté, c’était, ben, le premier, Fright Night, il y a vingt ans. J’ai acheté le nouveau, Polaris, et même si le style a un peu changé, je ressens à peu près les mêmes choses: des bonnes idées, de l’enthousiasme et pas grand-chose d’autre. L’illustration de la pochette est très jolie, j’aime bien le nom du groupe, mais le ramage est loin de valoir le plumage.

 

Sonata Arctica: Songs of Silence Live in Tokyo 2001

Un des avantages à aller au Japon, c’est qu’on peut y trouver des “imports japonais” à pas cher, c’est-à-dire des trucs qui ne sortent que là-bas et qu’on en voit que rarement arriver sous nos longitudes (et jamais à des prix décents).

C’est ainsi que, plutôt qu’un katana ou une porcelaine quelconque, j’ai ramené comme souvenirs une floppée de disques, dont ce live de Sonata Arctica. Je sais, 2001, ce n’est pas exactement récent, mais je ne vais pas cracher sur une occasion de dire tout le bien que je pense de ces braves p’tits gars qui nous viennent de Finlande.

La principale caractéristique de ce groupe, c’est son énergie — énergie communicative, si j’en juge par l’hystérie collective du public tokyoïte. Qualifié par les médias spécialisés en étiquettes “power metal”, la musique de Sonata Arctica, c’est surtout un métal bien carré, mais mélodique, qui flirte parfois avec le prog, et qui n’est surtout pas ennuyeux.

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Sonata Arctica: Unia

Je ne sais pas si c’est moi, mais j’ai l’impression que Sonata Arctica sort toujours ses albums au début de l’été. Peut-être que, comme leur nom l’indique, ils attendent le dégel…

Toute connerie mise à part, ce nouveau CD — Unia — est une excellente nouvelle, non seulement parce que j’aime beaucoup ce groupe, mais également parce qu’il est très bien. Pour ceux qui ont oublié, Sonata Arctica fait dans le métal — pas forcément très original, pas toujours très raffiné ni d’une technicité monstre, mais avec un entrain et un enthousiasme communicatif. J’ai dû trop voir d’AMV, mais j’ai souvent des images de combats épiques en écoutant leurs morceaux.

Pour en revenir à Unia, c’est un album qui représente une évolution certaine dans le style du groupe. Si ça donne toujours dans le métal mélodique et puissant, les harmonies vocales qui poussaient déjà leur musique vers les confins du métal symphonique à la Shadow Gallery ou Symphony X (dont le prochain album est prévu à la fin de ce mois) sont encore plus présentes. On trouve également pas mal de morceaux de bravoure que renierait pas le fan de prog moyen dans mon genre.

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L’été finlandais: Sonata Arctica et Nightwish

Et hop! Deux albums live tout chaud des bacs pour l’été: End of an Era de Nightwish et For the Sake of Vengeance de Sonata Arctica. Rien de tel qu’une horde de métalleux finlandais pour contrer les fouteux hystériques…

Le second est à mon avis une sorte d’archétype du live de métal, servi par un hard mélodique, à mi-chemin entre le Helloween des années 80 et le métal symphonique à la Symphony X: ça déboule à cent à l’heure, ça déborde d’énergie et c’est servi par d’excellents musiciens qui s’y connaissent en belles mélodies.

Le public fait “Wooo-hoo!” en choeur, les musiciens s’amusent et moi, je fais des petits bons sur place, ce qui n’est pas facile pour écrire ce billet. En bref, “For the Sake of Revenge” est un peu ce que les live de métal rêvent d’être quand ils seront plus grands.

Pour ce qui est du premier, cette “fin d’époque” signifie que c’est le dernier album avec la chanteuse originelle. On y retrouve tous les ingrédients de Nightwish: son métal épique et baroque (et pas très original) et la voix, souvent superbe, parfois un peu trop lyrique. En fait, c’est probablement le plus gros défaut de Nightwish: ils en font trop…

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