Campagne d’insécurité

Avertissement: la seule lecture de ce billet peut vous valoir d’être mis sur la liste noire des Gens Qui Pensent Que Les Communiqués Gouvernementaux Antiterroristes Sont Du Pipeau Et Qui Du Coup Ne Valent Pas Mieux Que Des Terroristes Eux-Mêmes. Quand à son auteur, je ne vous raconte même pas…

Bref, tout ceci pour dire que la police londonienne s’est récemment illustrée en lançant plusieurs campagnes de communication sur le thème “dénoncer son voisin, c’est cool“. Comment dit-on “Vichy” en anglais, déjà?

Ce genre de choses a tendance à énerver tout un tas de gens, à commencer par les Londoniens eux-mêmes, qui n’aiment pas qu’on les prennent pour des neuneus. Du coup, sur BoingBoing, Cory Doctorow (auteur par ailleurs de Little Brother) a lancé un concours de détournement de ces affiches. Le résultat vaut la peine d’y jeter un œil.

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“Little Brother”, de Cory Doctorow

Il y a des livres dont la lecture, sans être particulièrement laborieuse, peut tirer en longueur; il y en a d’autres qui se dévorent plus qu’ils ne se lisent. Little Brother, de Cory Doctorow, tombe clairement dans la seconde catégorie.

Little Brother raconte comment, à la suite d’une attaque terroriste, San Francisco devient une sorte d’État policier sous la coupe arbitraire de Département de la sécurité intérieure américain (Department of Homeland Security, DHS). Il raconte surtout comment un ado (le narrateur) se retrouve mis au secret pendant plusieurs jours parce qu’il se retrouvait au mauvais endroit au mauvais moment — et surtout son combat pour mettre un terme aux agissements du DHS.

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Eureka Seven

Les animes, quand on en a vu autant que moi, on finit par être blasé: il faut sortir du Satoshi Kon ou des calibres du même genre pour me titiller. Alors quand je tombe sur Eureka Seven (2005), un truc qui ressemble à une énième resucée d’Evangelion, je ne m’attends pas à grand-chose (à part que ce sera meilleur que l’original, ce qui n’est pas difficile).

C’est parfois bon d’avoir tort.

Vous connaissez la manœuvre: le jeune garçon peu sûr de lui, la jeune fille mystérieuse, les méchas mystiques, les secrets inavouables, tout le tremblement. Bien. Rajoutez à la sauce une bande de rebelles à bord d’un vaisseau militaire volé, qui font du surf et de la contre-culture (la série est saupoudrée de références culturelles, musicales et visuelles aux années 60 et 70, y compris dans le dessin de certains personnages), une grosse dose de mythes bouddhistes et un méchant bien méchant; ça commence à ressembler à quelque chose.

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