Sniper pour l’armée américaine, Nick est envoyé pour une mission spéciale: éliminer l’humain lié à un dragon vietcong. Mais, dans ce cinquième tome de la série Guerres & Dragons, sobrement intitulé Vietnam, il va se retrouver face à un méchant dilemme.
En effet, le « maître » du dragon est un enfant. Qui plus est, la situation le renvoie à un traumatisme d’enfance, à la mort de son propre frère. Alors il déserte, traqué par ses propres frères d’armes et aussi par un autre dragon vietcong.
Quelque part, la Guerre du Vietnam est un des conflits les plus « exploités » par la culture populaire et véhicule son lot de cliché: la jungle, les guet-apens, les soldats désabusés. Pourtant, pour ce cinquième tome, les auteurs de la série parviennent à faire un récit qui tient la route, riche en tension et en retournements, même s’il est un peu prévisible.


Au scénario, on retrouve la même équipe créative, avec Nicolas Jarry au scénario sur une idée originale de Jean-Luc Istin. Par contre, les pinceaux sont ici tenus par Stéphane Bervas, avec Arif Prianto à la couleur, pour des planches très denses, mais très raccord avec la jungle étouffante.
Vietnam est le récit d’une traque qui vaut plus par son déroulement, tendu et violent, que par la destination. C’est aussi un récit sur la rédemption et où les dragons symbolisent le côté le plus inhumain de la guerre – je suppose que c’est d’ailleurs le concept central de la série.
Dans tous les cas, ça reste à mon avis un des meilleurs tomes de la série Guerres & Dragons, qui continue à m’étonner par son traitement étonnamment intelligent d’un thème qui aurait pu être très « série B ».


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