Face à la menace d’une coalition appelée The Covenant, les forces terriennes ont développé une série de super-soldats, les Spartans. Mais le meilleur d’entre eux, au contact d’un artefact d’origine inconnue, commence à voir son conditionnement se fracturer. C’est le point de départ de Halo, série de science-fiction inspirée des jeux vidéos du même nom.
J’avais joué au premier du nom – le seul sorti sur Mac – et, du coup, je retrouve pas mal d’éléments familiers. La principale différence, c’est que là où le jeu est un shoot’em up un chouïa bourrin avec un protagoniste, le Master Chief, qui n’est représenté que comme une armure de combat avec une tonne de flingues.
Donc, pour résumer, on a des super-soldats face à une menace d’invasion et d’extinction, et, par-dessus, un artefact qui semble pointer vers une Arme Absolue. Les gens qui connaissent l’univers savent à quel point cette dernière affirmation est douloureusement exacte, mais passons. Ici, la série va s’intéresser au Master Chief et à John, l’homme derrière le matricule 117 sur son armure.
Et la réalité, c’est que les Spartans sont les survivants d’un groupe d’enfants enlevés à leurs parents, endoctrinés, augmentés et entraînés pour devenir des armes vivantes – les seules capables de faire face aux troupes du Covenant. Pour ne rien arranger, la personne à la tête du projet est une scientifique qui ne s’embarrasse pas de questions éthiques. Et même si ses programmes donnent des résultats, les autorités voient le bazar d’un très mauvais œil.
Dans l’absolu, Halo joue sur des registres de SF militaire ultra-connus: les extra-terrestres exterminateurs, les super-soldats derniers remparts de l’humanité (avec une pincée de transhumanisme), la politique qui s’en mêle et une pincée de Loi de Clarke (la technologie indistinguable de la magie). De ce point de vue, c’est bien fait, mais d’autres l’ont déjà fait de façon plus intéressante (je pense notamment à la série de romans Old Man’s War, de John Scalzi).
Les questions politiques sont intéressantes, mais ont tendance à noyer un peu le bazar (sans parler des questions familiales); c’est peut-être le principal reproche que je ferais à la série: il y a un peu trop d’intrigues qui se croisent, avec des priorités pas toujours très claires. J’ai cependant bien aimé les éléments plus « sociaux » présentés, avec la planète Madrigal ou l’habitat astéroïdal Rubble, ainsi que l’usage de l’imagerie brutalisé pour renforcer certains aspects totalitaires du régime terrien.
Halo est une série qui, sur la foi de cette première saison, m’a laissé une plutôt bonne impression. Elle n’est pas sans maladresses et, pour un truc écrit dans les années 2020, ce n’est pas vraiment la science-fiction la plus avant-gardiste qui soit (en même temps, le matériau d’origine a plus de 25 ans), mais ça se laisse regarder sans déplaisir.
Bonus: la bande-annonce
Ce billet est aussi publié dans le cadre de l’édition 2026 du Summer Star Wars – Grogu, organisé par RSF Blog.



Laisser un commentaire