Or donc, il y a une nouvelle série télé sur Lucky Luke qui est sortie récemment. On est en train de la regarder et elle est plutôt chouette. Mais si L’homme qui a vu l’homme qui a filmé l’homme qui tire plus vite que son ombre en parle, c’est par un biais… un peu particulier.

Cette bande dessinée, signée Guillaume Bouzard, est sous-titrée « presque journal d’un tournage » et, effectivement, c’est une sorte de making-of très décalé, où l’auteur se met en scène en personnage un peu lunaire, à la naïveté enthousiaste, qui passe son temps à gérer les états d’âme de Rantanplan (il a appris le canin dans une précédente bédé).

Du coup, on a une mise en abîme, le tournage de la série vu par le petit bout de la lorgnette, mais également une mise en abîme de la mise en abîme, où on voit régulièrement son éditeur s’arracher les cheveux sur les gags navrants du bonhomme. Le tout avec quelques cassages de quatrième mur particulièrement alambiqués (toutes les séquences autour des voitures, notamment).

Je dois dire que je ne suis pas trop fan du style graphique, entre réalisme et un côté « crobard » que je n’aime pas. Cela dit, il fonctionne plutôt bien pour ce genre de bédé, surtout pour la partie gags.

Je ne sais plus où j’avais vu mentionner cette bédé et le côté un peu M. Hulot de son protagoniste mais c’est assez bien vu. Bouzard essaye d’aider, mais foire un peu tout, quand il ne se retrouve pas au milieu du champ par accident ou ne parle pas trop fort avec Rantanplan (qui déprime parce qu’il n’est pas dans la série). L’homme qui a vu l’homme qui a filmé l’homme qui tire plus vite que son ombre, ce n’est pas du grand humour, mais il y a des moments absurdes et décalés qui sont amusants.

Et la série Lucky Luke est sympa aussi, mais je vous en reparlerai en temps voulu.

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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