Perturbator: Lustful Sacraments

Récemment, j’écrivais que la synthwave, à l’instar du post-rock, commençait à tourner en rond. Et voici que, rien que pour me faire mentir, déboule Lustful Sacraments, le nouvel album de Perturbator!

Perturbator, c’est le projet de James Kent, musicien français qui fait partie de ceux qui ont ressuscité la musique électronique des années 1980 à grands renforts de batteries et d’imagerie black-metal. Ici, il ajoute une composante inédite qui change beaucoup de choses: du chant.

Le format de ce Lustful Sacraments est plutôt classique: neuf pistes, entre quatre et huit minutes (avec l’intro de deux minutes), pour un total d’un peu plus de trois quarts d’heure. L’originalité est donc à chercher ailleurs.

Quand je dis que le chant change beaucoup de choses, c’est qu’il apporte une autre dimension et une autre coloration à la musique de Perturbator. Si on est toujours dans les années 1980, musicalement ce Lustful Sacraments est plus proche du goth-rock.

On retrouve ici une musique qui rappelle, à ceux qui les ont connus à l’époque, des groupes comme Depeche Mode, Killing Joke, Anne Clark ou même les Sisters of Mercy.

Même les titres (« Excess », « Secret Devotion », « Messalina, Messalina ») semblent y faire référence. Sans parler du final de « Dethroned Under a Funeral Haze », qui rappelle la BO de Blade Runner, signée Vangelis.

Pour le coup, Perturbator modernise une autre frange des années huitante. Une musique beaucoup plus électronique, quelque part, avec des percussions volontairement plus artificielles.

Cette direction est surprenante, mais aussi logique et – OK, « naturelle » n’est peut-être pas le terme le plus adapté, mais disons que ça fait du sens.

Avec Lustful Sacraments, Perturbator propose donc quelque chose que l’on pourrait qualifier de « changement dans la continuité », ce qui est très très cliché. La musique l’est aussi, un peu, mais je trouve que c’est un travail plutôt convaincant sur la forme et le fond.

Lustful Sacraments est disponible sur Bandcamp et si l’idée de revisiter le goth-rock des années huitante sous l’angle de la synthwave vous intéresse, je vous encourage à y jeter une oreille.

Bonus: la vidéo de « Death of the Soul »

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